Etienne de Montety

  • Un couple sans histoire, Laure et François Berteau. Leur fils adoptif, David, adolescent enjoué qui se pose des questions sur ses origines. Le père Georges Tellier, un prêtre qui s'arc-boute à sa foi, dans une Eglise qui s'étiole. Frédéric Nguyen, flic résolu à l'action et au silence, pour préserver sa vie privée. Hicham, que le goût du risque et de la frime finit par conduire en prison. Des remarques blessantes, de mauvaises rencontres. Une emprise croissante de l'islamisme et une colère de plus en plus radicale.

    Et tout se précipite. Vers cette petite église d'un village du Sud-Ouest de la France, la tragédie attire comme un aimant explosif des hommes que rien ne prédestinait à se rencontrer.

    Le sujet de La Grande Epreuve nous concerne tous. La violence peut surgir au coin de la rue, comme ce fut le cas pour le père Hamel assassiné dans son église de Saint-Etienne du Rouvray. Etienne de Montety s'en inspire librement, en romancier. Car ce que seul un roman peut nous faire comprendre, par son souffle, ses échos et son irrésistible accélération, c'est la dimension inéluctable de tels événements. Le courage, la prudence, la peur, l'amour ou le désarroi, rien ne pourra arrêter une religion devenue folle.

  • «Au moment d'entreprendre le récit de ma vie, je dois le dire : rien ni personne n'est parvenu à supplanter mon cher opium, mon amant noir. Lui seul me connaît, lui seul sait m'apaiser, atténuer la dureté de ma condition d'homme.» Parce qu'il est né dans une famille où l'on est militaire de père en fils, Fleurus Duclair semble avoir un destin tout tracé. Devenu officier presque malgré lui, ce fou de littérature part pour Constantinople au lendemain de la guerre de 14-18, pour vivre un rêve à la Loti. Il va sombrer peu à peu.

  • Bosnie, années 90. Deux jeunes hommes venus de France se battent contre les Serbes.
    Mosko est un fils d'immigrés polonais. À la faculté de Nanterre, il fait la connaissance d'un étudiant musulman qui oriente sa vie vers l'islam. Lors de l'éclatement de la Yougoslavie, il rejoint les moudjahidine, venus prêter main forte à leurs frères bosniaques... Fahrudin, lui, est un fils de Bosniaques arrivés en France après la mort de Tito. Il a grandi dans une cité de la banlieue rouennaise, avant de s'engager dans la Légion étrangère. Quand la guerre éclate, il déserte et regagne la Bosnie.
    Deux destinées singulières se rencontrent, alors que la guerre embrase de nouveau le coeur de l'Europe.
    En faisant revivre le conflit en ex-Yougoslavie, La route du salut offre un éclairage profond et sincère sur l'engagement, la foi, les vertus militaires et leurs limites, et sur la montée des identités dans l'histoire récente du vieux continent.


  • quand on a le panache d'un chevalier, comment
    accepte-t-on le risque d'un destin obscur et sans
    gloire, d'une vie errante, entre faux papiers, espionnage et conspiration ? quand, depuis la première heure de la défaite de 1940, on éprouve
    l'occupation nazie comme une oppression, par quel mystère surmonte-t-on son ardeur patriotique jusqu'à se choisir pour ultime confident un aumônier allemand ? eclaircir ces paradoxes, tel est le pari réussi dans ce livre, grâce à de nombreuses sources inédites.


  • Encore un mot

    Etienne de Montety

    • Chiflet
    • 7 Juin 2012

    Tous les jours dans Le Figaro, l'auteur fait le portrait d'un mot qui revient régulièrement dans les médias.

  • La notice de Wikipédia sur Charles-Elie Sirmont ne disait pas grand-chose. Il avait été député et deux fois ministre. Son nom restait attaché à l'opération Île-de-Lumière, au Liban et à la Bosnie. Il s'exprimait souvent dans les médias pour parler de la guerre, témoignait, publiait des livres. Qui était vraiment Sirmont ? Une authentique figure de l'humanitaire ? Un imposteur ?
    Moreira se souvenait d'un homme emphatique et cinglant, mais qui ne manquait pas de brio. Il n'avait jamais réussi à le détester. Chargé de rédiger sa nécrologie pour le journal, il voulut en avoir le coeur net.

  • Kaléidoscope d'histoires individuelles et de destins peu ordinaires, cette enquête n'est pas une étude de plus sur la Légion étrangère, mais une série de portraits de « personnages ». Pour ces hommes d'aujourd'hui, la Légion a été parfois un refuge, toujours une école et finalement une chance. Elle leur a permis de canaliser une énergie pour la mettre au service de leur accomplissement professionnel et humain. Pittoresque, inattendue, drôle, leur vie a la saveur des meilleurs romans d'aventure.
    Petit traité d'histoire collective, ce livre offre une plongée dans le monde méconnu et fascinant de la Légion étrangère : une institution où se présentent des milliers de jeunes venus du monde entier, séduits par sa légende et sa réputation militaire, et désireux de servir sous le célèbre képi blanc. Leur parcours prouve d'abord que tout est toujours possible.


    « Des destins d'hommes dont l'énergie et la volonté laissent peu de place à l'autoapitoiement geignard parfois en vogue de nos jours. » Adrien Jaulmes

  • Étienne de Montety s'amuse avec les mots qui font la Une de l'actualité : politique française et internationale, religion, culture, sport, rien n'échappe à sa plume affûtée. Grexit, Charlie ou Dent, autant de mots qu'il décortique avec esprit et subtilité pour dresser un portrait savoureux de notre société et en profiter au passage pour égratigner un peu notre époque, mais toujours avec le sourire !

  • Chaque jour, dans Le Figaro, Etienne de Montéty s'amuse avec un mot. Le temps d'un billet, il l'attrape, joue avec lui, critique nos politiques et taquine l'actualité.
    « [a-ma-teur] n. m. : Qualificatif utilisé pour démâter le premier ministre. On ne contestera pas que Jean-Marc Ayrault est un amateur. La question est de savoir quel sens on entend donner à ce mot. Amateur de politique, il l'est certainement depuis toujours : conseiller général, maire, député, aujourd'hui premier ministre. [.] Il ne faut pas confondre amateur de politique et premier ministre amateur. Ah que le français est une langue indocile. » Étienne de Montéty est né en 1965. Il dirige Le Figaro littéraire depuis 2006 mais fréquente les mots depuis qu'il a appris à parler, à lire et à écrire.

  • Né en 1909, élève de l´Ecole Normale Supérieure avec Robert Brasillach, Simone Weil et Georges Pompidou, Thierry Maulnier meurt en 1988, académicien et grand éditorialiste au Figaro.

    Disciple de Charles Maurras, engagé à l´Action française, il traverse les années trente ivre de connaissance, à la découverte de Malraux, Aragon, Breton, et adule Dostoïevski et Sophocle. C´est en jeune nationaliste irrigué par des préoccupations sociales et économiques qu´il participe aux manifestations de 1934. Alarmé très tôt par la montée du nazisme, refusant tout embrigadement, il ne s'abîme pas comme tant d'autres dans la collaboration. Son talent de polémiste se réveille plus tard, après la Guerre, dans le combat intellectuel mené contre le communisme et Jean-Paul Sartre. Il crée alors avec François Mauriac, La Revue de la Table ronde.

    Critique littéraire, homme de théâtre, moraliste et journaliste, Thierry Maulnier demeure, à la manière de Raymond Aron, la parfaite illustration, dans une certaine tradition de la droite française, d´une conscience libre et brillante, celle qui sait si bien saisir les battements de coeur d´une époque.

    Sa silhouette déglinguée de funambule a marqué les mémoires mais sa pensée et son oeuvre (sur la poésie du XVIe, Racine et Nietzsche) est largement oubliée : peu habile à se faire valoir, enclin à la paresse des surdoués et d´une nonchalance fiévreuse, Thierry Maulnier est également un grand esprit marqué par l´obsession métaphysique à l´ironie clairvoyante, oscillant toujours entre canular et tragédie.

  • Quand on a le panache d'un chevalier, comment accepte-t-on le risque d'un destin obscur et sans gloire, d'une vie errante, entre faux papiers, espionnage et clandestinité ? Quand, depuis la première heure de la défaite de 1940, on éprouve l'occupation nazie comme une oppression, comme un scandale pour lequel on est prêt à affronter la prison, la torture et la mort, par quel mystère surmonte-t-on son ardeur patriotique jusqu'à se choisir pour ultime confident un aumônier allemand ? Eclaircir ces paradoxes qui ont nourri la légende d'Honoré d'Estienne d'Orves, telle est la belle ambition d'Etienne de Montety.
    Grâce à de nombreuses sources familiales, il brosse le portrait d'un enfant né avec le siècle en 1901, aussi doué pour les études scientifiques que curieux de découvrir le monde après sa sortie de Polytechnique, mais hanté, déjà, par le traumatisme d'une guerre, celle de 14-18, qui façonne le patriotisme d'un adolescent de bonne famille. Ce mélange détonant permet de comprendre, grâce également à des archives militaires inédites, l'attitude du marin pris dans la nasse d'Alexandrie à l'été 1940 par l'amirauté britannique.
    Le lieutenant de vaisseau d'Estienne d'Orves gagne Londres en septembre et se rallie au général de Gaulle. S'ouvrent alors trois mois d'une carrière météorique où il devient chef du 2e bureau de la France Libre, puis responsable d'un réseau d'espionnage avant d'être arrêté, en janvier 1941, sur dénonciation. Et, tandis que Vichy s'agite pour le faire libérer, que les Allemands hésitent avant de l'exécuter le 29 août 1941, c'est en prison que d'Estienne d'Orves révèle, dans la foi et la méditation, l'ultime facette de sa personnalité et qu'il devient, pour la mémoire nationale, le héros " qui croyait au ciel ".

  • Que sait-on des lectures des présidents de la Ve République ?
    Quels livres gardent-ils à leur chevet, quels autres emportent-ils en campagne électorale ou en visite officielle ?
    Quels sont les ouvrages dont ils ne se séparent jamais, ceux qu'ils annotent et citent dans leurs discours ?
    De Pompidou qui collectionne les éditions anciennes à Chirac qui ne se déplace pas sans une « Série noire » dans la poche de son pardessus, de Mitterrand dont les rayonnages débordent d'écrivains de droite à Sarkozy qui dévore les classiques, en passant par Macron, grand amateur de Gide et de Rimbaud, tous entretiennent un rapport intime à la lecture.
    Grâce à l'enquête originale d'Étienne de Montety et de sept autres auteurs, journalistes et historiens, on pénètre pour la première fois dans le jardin secret de nos présidents.

  • Les auteurs, l'un français, l'autre allemand, nés tous les deux en 1922, évoquent leur adolescence dans la tourmente de la guerre, de part et d'autre du Rhin. Dialogues où chacun rebondit sur les souvenirs de l'autre, interroge et se replonge dans le passé. Un récit à deux voix sur la Seconde Guerre mondiale.

  • Kléber Haedens est mort l'été 1976, il y a vingt ans. Qui était-il ? "Ce grand gaillard féru de rugby, prodigieux compagnon de table, paysan de Garonne, insulaire d'Oléron qui, depuis {Paradoxe sur le roman}, faisait régner sur les lettres françaises la terreur du bon sens et du goût", résumait Michel Déon en préface à ce livre de Kléber Haedens qu'est {Une histoire de la littérature française}. Critique littéraire de {Paris-Presse} et du {Nouveau Candide}, pourfendeur des médiocres et découvreur de nouveaux talents, il était aussi écrivain : {L'été sous les tilleuls} obtint en 1966 le prix Interallié, et {Adios} le grand prix du roman de l'Académie française en 1974. Le rugby, le Bel Canto au Capitole de Toulouse, le tennis et la tauromachie n'échappaient pas à son appétit de vivre. Ni les amis qu'il recevait dans sa maison de la Bourdette, près de Toulouse, Paul Morand, Marcel Aymé, Pagnol, Nimier, Déon et quelques autres. "Un fratriarche" disait de lui Blondin.

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