Librairie Generale Francaise

  • Margaret Atwood
    Lady Oracle

    Adolescente obèse devenue une jeune femme mince et séduisante, écrivain reconnu, auteur sous pseudonyme de romans à l'eau de rose, épouse effacée dont le mari ne connaît ni le passé, ni les pulsions, Joan a le sentiment de vivre des existences multiples qu'elle n'arrive jamais à harmoniser. Perdue dans ses contradictions et ses mensonges, elle songe à mettre en scène sa propre mort.
    Car c'est l'histoire d'une quête d'identité que raconte ici à la première personne la romancière de La Voleuse d'hommes, personnalité de premier plan du roman canadien d'aujourd'hui. Des rives du lac Ontario à l'Italie, c'est souvent en souriant que nous suivons les tribulations d'une héroïne lucide et drôle, affolée et audacieuse, qui sait porter un regard ironique sur elle-même.

  • Souvent il suffit d'un souvenir, d'un inicident, d'une pensée pour que tout vacille dans nos certitudes et nos habitudes, et que nous soyons amenés à faire un bilan nouveau de notre existence.
    Les hommes et les femmes - des femmes, surtout - qui peuplent ces récits connaissent un instant semblable : Loïs, au souvenir de l'amie disparue dans un camp de vacances ; Susanna, devenue vedette de la télévision, face à face avec l'homme qui lui a tout appris... Et ces confrontations avec la mémoire en disent long sur les êtres. Sur la société, aussi, qui des années soixante à aujourd'hui a changé plus encore qu'on ne l'imagine.
    La romancière de la Voleuse d'hommes, pionnière du féminisme dans la littérature canadienne, pose sur la vie un regard à la fois drôle et tendre, d'une intelligence aiguë.
    Des chefs d'oeuvres de douceur incisive, de sensibilité et d'originalité. Frédéric Beigbeder, Elle.

  • Zenia est morte, tuée au Liban. Pour Tony, Charis et Roz, trois vieilles copines, réunies dans un restaurant de Toronto, c'est d'une certaine manière un soulagement. Cette fille étrange, connue à l'Université, et à qui toutes trois avaient accordé leur amitié, leur a pris à chacune un homme, dévastant leur vie...
    Mais voici que Zenia reparaît. Inexplicablement. Inchangée, mais seulement un peu plus carnassière. Et ces trois femmes, à la vie confortable et rangée après les années de féminisme, vont être contraintes de s'interroger : Zenia n'est-elle pas avant tout le reflet vivant de leurs fantasmes, de leurs contradictions, de leurs malaises inavoués ?
    La grande romancière canadienne ne nous offre pas seulement, avec ce livre, un suspense aux limites du fantastique. Elle radiographie toute une génération de femmes avec ses idéaux peut-être, et ses illusions. La Voleuse d'hommes tourne autour du thème suivant : toutes les femmes sont-elles des salopes ? La question ne date pas d'hier, mais elle était généralement posée - et implicitement résolue - par les hommes. Qu'une femme s'avise de la formuler est en soi une provocation.

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