Les mystères de Marseille

Les mystères de Marseille (préface de Roger Martin)

À propos

Quand Zola explore les bas-fonds de Marseille.
Dans ce roman-feuilleton écrit à 27 ans, en même temps que Thérèse Raquin, en partie inspiré par sa jeunesse provençale, Zola conte les amours de Philippe Cayrol, républicain désargenté, et de Blanche de Cazalis, nièce d'un tout-puissant député royaliste marseillais. Sur fond d'épidémie de choléra, le frère de Philippe, Marius, va tout faire pour protéger les deux amants - et le fils que Blanche met au monde avant d'entrer au couvent - de la colère de Cazalis...
Initialement publié dans Le Messager de Provence en 1868, ce roman-feuilleton a d'abord été un drame en cinq actes, représenté quatre fois sur la scène du théâtre du Gymnase. Inspiré d'un fait divers de 1823, il s'inscrit dans la lignée des Mystères de Paris d'Eugène Sue et de ses imitateurs. Il témoigne déjà de la conscience politique de Zola, de son goût pour la peinture de la diversité sociale, mais aussi des grands événements historiques - ici, la Révolution de 1848 et l'épidémie de choléra qui frappa alors l'Europe.
Scandales, enlèvements, trahisons, affaires louches, meurtres en cascade et rebondissements en tous genres : ce « roman historique contemporain » est aussi un formidable suspense, doublé d'un roman noir. Provençal de coeur, Zola a copié au greffe des tribunaux de Marseille et d'Aix les pièces des grandes affaires locales, qui avaient passionné depuis cinquante ans. Le roman reparaîtra en 1873 sous le titre Un duel social, et le pseudonyme d'« Agrippa ».

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles de genre > Roman historique

  • EAN

    9782377358885

  • Disponibilité

    Disponible

  • Longueur

    17.9 cm

  • Largeur

    11 cm

  • Épaisseur

    3.3 cm

  • Poids

    294 g

  • Distributeur

    Interforum

  • Support principal

    Poche

Infos supplémentaires : Broché  

Emile Zola

1840-1902
Fils d'un ingénieur italien naturalisé, Emile Zola naît à Paris d'une mère originaire de la Beauce. La famille s'installe à Aix-en-Provence et connaît, à la mort du père, de graves difficultés financières. En 1862, Emile Zola échoue au bacchalauréat et entre chez Hachette comme commis. Vite remarqué, il écrit son premier ouvrage et collabore aux rubriques littéraires de plusieurs journaux. Dès 1866, il a pour amis Manet, Picasso et fait la connaissance des Goncourt. Il conçoit le projet des Rougon-Macquart qu'il termine en 1893. Entretemps, il s'est lié avec Flaubert et Daudet. Il a rencontré Céard, Huysmans, Alexis, Hennique et Maupassant qui deviendront les fidèles des soirées de Médan : c'est en 1878 qu'il les réunit dans sa petite maison de campagne, près de Poissy. Le volume collectif de ces Soirées paraîtra deux ans plus tard.
La publication de La Terre soulève de vives critiques :"le Manifeste des Cinq" se révolte contre l'esthétique naturaliste.
En 1898, Zola s'engage dans l'Affaire Dreyfus et publie dans l'Aurore sa fameuse Lettre au Président de la République, donnant ainsi une nouvelle dimension au processus de la révision. Un procès en diffamation le condamne à un an d'emprisonnement et il part en exil en Angleterre. De retour, il publie dans "La Vérité en marche" ses articles sur l'affaire. Le 29 septembre 1902, il meurt mystérieusement, chez lui. Et Dreyfus est réhabilité en 1906.
Ses cendres sont transférées au Panthéon le 4 juin 1908.
Zola connut auprès du grand public un immense succès dès L'Assommoir. A partir de 1880, son oeuvre est diffusée en Europe et on trouve des traductions en danois, grec, italien, suédois, etc. Même si les protestations s'élèvent contre le matérialisme de la nouvelle école, celle-ci suscite partout l'intérêt. Le naturalisme introduit surtout dans le roman des sujets nouveaux comme l'influence de l'environnement ou encore l'injustice sociale. Les meilleures pages de Zola restent pourtant celles où le théoricien cède la place à l'écrivain, comme il le souhaitait lui-même: "Le romancier intervient d'une façon directe pour placer son personnage dans des conditions dont il reste le maître".

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